Les fleurs du mal by Charles Beaudelaire

Les Fleurs du mal est un recueil de poèmes de Charles Baudelaire, englobant la quasi-totalité de sa production en vers, de 1840 jusqu'à sa mort survenue fin août 1867.

Les fleurs du mal

C'est une œuvre majeure de la poésie moderne. Ses pièces rompent avec le style convenu, en usage jusqu'alors et rajeunit la structure du vers par l'usage régulier d'enjambements, de rejets et de contre-rejets. Cela rénove la forme rigide du sonnet. Elle utilise des images suggestives en procédant à des associations souvent inédites, tel l' « Ange cruel qui fouette des soleils » (Le Voyage). Elle mêle langage savant et parler quotidien. Rompant avec un romantisme qui, depuis un demi-siècle, loue la Nature jusqu'à la banaliser, elle célèbre la ville et plus particulièrement Paris.

Cette oeuvre diffère d'un recueil classique, où souvent le seul hasard réunit des poèmes généralement disparates. Ceux-ci s'articulent avec méthode et selon un dessein précis, pour chanter avec une sincérité absolue :

Nourrie de sensations physiques que la mémoire restitue avec acuité, l'oeuvre exprime une nouvelle esthétique où l'art poétique juxtapose la palette mouvante des sentiments humains et la vision lucide d'une réalité parfois triviale à la plus ineffable beauté. Elle exercera une influence considérable sur des poètes ultérieurs aussi éminents que Arthur Rimbaud, Paul Verlaine ainsi que Stéphane Mallarmé.

Genre: POETRY / European / French

Secondary Genre: POETRY / Subjects & Themes / Death

Language: French

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Word Count: 25162

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Sample text:

Au lecteur
La sottise, l’erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.
C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;
Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.
Ainsi qu’un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d’une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.
Serré, fourmillant, comme un million d’helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.
 


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